Voici les quelques chanceux qui ont quitté le refuge ces dernières semaines.
Notre folette Ficelle a enfin trouvé chaussure à son pied. Après la solitude de chienne errante dans les montagnes, quelques années de refuge, elle profite enfin de ce à quoi elle ne croyait plus : une famille rien que pour elle. Elle qui a si bien joué les mamans de substitution pour tant de nos chiots, leur permettant ainsi de partir bien équilibrés, connaît à son tour ce bonheur. Bonne route, ma Fifi !

La jolie Naya, qui faisait tant de jaloux, a choisi Odile. Elle se comporte déjà en chien modèle et se prépare à cavaler dans la Lance tout son saoul ! Mais il faudra quand même laisser Odile de temps en temps pour qu’elle vienne voir son Yacki !

Le petit Pudding a saisi une nouvelle fois sa chance : un premier ratage oublié ! Il va rejoindre un copain qui lui apprendra comment profiter de la nature et choisir le meilleur côté du canapé!


Le petit Pim’s, le tigré à gauche, a su séduire une gentille famille et a rejoint aujourd’hui deux copains chiens qu’il va sans doute faire marcher à la baguette d’ici peu. Ses jolies frangines, Pepper et Patchouli, sont toujours à l’adoption.
Mais une ombre nous serre le cœur au milieu de tous ces petits bonheurs à moustaches. Bounty, notre doyen, Bounty inséparable de son Goupil, notre gentil boiteux qui aura passé toute sa vie ici, nous a quittés. Beaucoup de souffrances dans une vie marquée par la malchance, l’indifférence, quelques trop rares bonheur et voilà. 13 ans de refuge, c’était trop dur. Il nous a faussé compagnie dans une dernière balade pour laquelle ses pauvres pattes si douloureuses l’auront porté tout doucement.

Quant à la jolie Patoune, elle a aussi succombé brutalement, sans crier gare. Une drôle de minette, furtive, discrète, capricieuse et culottée. Elle faisait sa petite vie insouciante, à l’écart des autres, mais la bonne étoile des chats, une belle fainéante celle-là, avait négligé de se pencher sur elle. Pauvrette, que la vie d’un chat est difficile !
























Les costauds, Yann, Julie, Fred et Michel, les descendent une par une. Terrifiées, elles se blottissent les unes contre les autres et probablement que la lumière du jour, qu’elles ont si peu vue, n’arrange rien à leur appréhension. Christine et Delphine disposent tout ce petit monde dans le kangoo, changé en bétaillère pour la circonstance. Elles tiennent à peine debout en raison de leurs pattes, déformées par des onglons si longs qu’ils leur interdisent tout mouvement maîtrisé. On devine leur maigreur sous la laine.


